Formation des enseignants et les Ecoles Supérieures du Professorat et de l’Education

Suite aux nombreux courriers reçus courant juillet sur les futures Ecoles supérieures du Professorat et de l’Education (ESPE), voici la réponse de Barbara Pompili.

Les écologistes défendent le retour de l’éducation au rang des priorités nationales. Il s’agit de combattre les inégalités dès la petite enfance, puis à chaque étape, pour que chaque enfant/élève dispose des mêmes chances de réussite. Pour ce faire, le recrutement et la formation des professeurs sont essentiels.

Or, la réforme menée par le précédent gouvernement a mis à mal le recrutement et la formation des enseignants. Loin de rechercher l’amélioration de la qualité de la formation des professeurs ou de l’enseignement pour les élèves, cette réforme poursuivait principalement des objectifs comptables : une économie budgétaire via la suppression d’emplois et de l'année de stage.

Les conséquences négatives de cette logique sont nombreuses. Dans son rapport du 8 février dernier, la Cour des Comptes souligne par exemple que : les enseignants débutants ont été confrontés à des conditions défavorables d'exercice alors que 70% d'entre eux n'avaient aucune expérience de l'enseignement ; ces nouveaux enseignants se sont retrouvés en ZEP alors qu’ils manquaient d’accompagnement ;  l'articulation avec les objectifs de l'enseignement scolaire a été insuffisante… En outre, il apparaît que le manque de formation des enseignants et les difficultés auxquelles ils ont dû faire face ont découragé les vocations.

Aujourd’hui, la création d’Ecoles Supérieures du Professorat et de l’Education est envisagée pour réformer le recrutement et la formation des enseignants et une grande concertation sur la refondation de l’école est en cours.

Pour les écologistes, il est urgent de revoir en profondeur, dans ce cadre,  le recrutement et la formation des professeurs : c’est la recherche de la qualité de la formation qui doit être le critère premier. La réintroduction d’une authentique formation professionnelle est nécessaire : enseigner est un métier qui s’apprend. C’est pourquoi le tutorat – ou compagnonnage – auprès de professeurs expérimentés est nécessaire. Parallèlement à la formation initiale, il convient également d’assurer une formation continue des enseignants.

 

 

Equipe de Barbara Pompili

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