Invitée à la Commission Locale d'Information de Marcoule

Invitée à la Commission Locale d'Information de Marcoule

Le 25 octobre, j'étais invitée à intervenir à la réunion publique de la Commission Locale d'Information (CLI) de Marcoule.

Nous avons la chance en France d'avoir des Commissions Locales d'information, qui permettent de discuter ensemble. C'est loin d'être le cas dans d'autres pays nucléarisés. Nous avons également l'opportunité de débattre sur les grandes orientations des politiques énergétiques lors de débats nationaux, comme celui organisé par la Commission Nationale du Débat Public sur la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie. Chacun peut avoir son mot à dire sur sa vision de l'énergie.

Cette réunion publique a donc permis d'échanger entre les acteurs économiques du site nucléaire de Marcoule, l'Autorité de Sûreté Nucléaire, le Commissariat à l'énergie atomique, les élus locaux et tout le public dans la salle. L'occasion d'aborder les inquiétudes des populations vivant aux alentours du site de Marcoule, mais également les manières de se préparer à d'éventuels accidents ou catastrophes.

Bien sûr, les tsunamis ne sont pas très probables ici. Mais la France est exposée à d'autres menaces naturelles : les inondations et les sécheresses par exemple, qui représentent des risques de sûreté pour les installations.

A cet égard, les Plans Particuliers d'Intervention, qui concerneront bientôt les populations vivant dans un rayon de 20 km autour des installations nucléaires (car ils passent actuellement de 10 à 20km) sont essentiels. Ils doivent être bien dimensionnés et pensés. Mais surtout, les exercices réels d'évacuation sont extrêmement importants. Aujourd'hui, il semble qu'encore trop peu de communes réalisent ces exercices afin de préparer les populations. Lors des catastrophes, c'est souvent le manque de préparation et d'information des personnes qui a raison de vies humaines. Nous avons le devoir de développer la culture du risque en France.

C'était d'ailleurs l'un des thèmes abordés dans le rapport de la Commission d'enquête dont j'étais rapporteure, et j'étais heureuse de pouvoir échanger sur ce sujet avec les acteurs et citoyens de Marcoule.

Tant sur les enjeux de sûreté que de sécurité, la Commission d’enquête a toujours travaillé en rencontrant de nombreux acteurs de terrain. Ce n'était en aucun cas un travail pro ou anti nucléaire, car nous avons, et cela a été répété par de nombreuses personnes hier soir, tous intérêt à avoir des installations les plus sûres possibles.

Equipe de Barbara Pompili

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