Protection des animaux

Vous êtes nombreux à avoir interpeller la députée via une cyber-pétition sur la place des animaux dans notre société et les cruautés dont ils sont victimes. Voici la réponse de Barbara Pompili.

Madame, Monsieur,

Vous avez souhaité m'alerter sur les conditions de vie des animaux domestiques et d’élevage et je vous en remercie.

En tant qu’écologiste, je suis particulièrement sensible à la question de la souffrance animale et je partage votre souhait d'amélioration de la législation française en la matière : les pratiques brutales, cruelles et indignes à l'égard des animaux doivent être proscrites.

Les députés écologistes auront à proposer au cours de la législature une proposition de loi sur les droits et la protection des animaux qui devra notamment redéfinir le statut des animaux dans le code civil. Les animaux doivent être reconnus comme des êtres sensibles, et non plus seulement comme «biens meubles » ou « immeubles ».

Quelle que soit la finalité de l'élevage d'un animal (agriculture,  animaleries, etc.), les règles de bien-être animal doivent être strictement respectées. Concernant l’agriculture, ma collègue Brigitte Allain veille d’ores et déjà à ce que cela soit le cas en défendant des pratiques d'agriculture durable, biologique et de proximité. Le modèle d’agriculture industrielle déshumanisée – et majoritaire aujourd’hui – a montré ses limites : sans égard pour la condition animale, ses conséquences sanitaires et environnementales sont graves (pesticides, pollution des eaux et des nappes phréatiques, effets sur la santé des consommateurs etc). Dans la Somme, le paroxysme de ce modèle est illustré par le projet de « ferme des 1000 vaches » - véritable usine hors sol - contre lequel  les écologistes se battent.

Dans un tout autre domaine, la culture française est elle aussi le théâtre de pratiques violentes envers les animaux. Dans les cirques, les arènes de corridas, les gallodromes de combats de coqs, ou les delphinariums, des animaux sont maltraités ou tués au motif de la seule distraction de quelques-uns ou au prétexte de traditions ou de pratiques artistiques. Les acteurs de loisirs qui utilisent des animaux ne doivent pas s'autoriser des pratiques violentes et cruelles.

Enfin, nous devons également lutter contre le trafic d'animaux.

Je ne manquerai pas de vous tenir informé-e du travail de mes collègues écologistes qui s'empareront, au sein de l'Assemblée nationale, de ces enjeux.

Dans cette attente, je souhaite vous assurer de mon soutien pour améliorer le bien-être animal et mettre fin à des pratiques cruelles, tout en encourageant l'éducation et la sensibilisation de toutes les générations pour une meilleure préservation de la biodiversité.

Je vous prie de recevoir, Madame, Monsieur, l'expression de mes sincères salutations.

Barbara Pompili

Equipe de Barbara Pompili

Commenter

Close