Quelles stratégies de motorisation et de carburants des constructeurs automobiles

Quelles stratégies de motorisation et de carburants des constructeurs automobiles

Mercredi 5 février, la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire a auditionné le Comité des constructeurs français de l'automobile afin de savoir comment les constructeurs automobiles construisent la neutralité carbone des transports.

Motorisation, carburants, échéances européennes et nationales dont les mesures votées par les députés notamment dans la loi d'orientation des mobilités ou encore sur les agrocarburants : des échanges très intéressants à revoir en cliquant ici.

A cette occasion, Barbara Pompili a interrogé le Comité des Constructeurs Français d’Automobile sur leur soutien au nouveau procédé prometteur et innovant, développé à Amiens, que sont les batteries au sodium tant en matière de cycle de vie, que d'indépendance énergétique ou encore de stockage de l'électricité renouvelable...

Intervention sur batteries au Sodium en commission

Cycle de vie, indépendance énergétique, stockage de l'électricité renouvelable... à Amiens des chercheurs et des entreprises développent des solutions innovantes avec des batteries au sodium ! Comment le Comité des Constructeurs Français d’Automobile soutient ce nouveau procédé prometteur ? @TiamatEnergy

Publiée par Barbara Pompili sur Mercredi 5 février 2020

Intervention liminaire de Barbara Pompili à lire ici :

Monsieur, Madame, je vous remercie d’avoir accepté notre invitation, qui résulte d’une demande du Bureau de notre commission. Vous le savez, nous avons, lors de l’examen du projet de loi d’orientation des mobilités, longuement évoqué le sujet du transport routier, qu’il soit automobile ou concerne les poids lourds.

Notre objectif est de relever le défi climatique, car on sait l’urgence qu’il y a à agir. Nous devons donc mettre en œuvre tous les outils nécessaires pour parvenir à une mobilité propre.

Pour cela, nous avons pris des mesures structurantes, comme la création de zones à faibles émissions mobilité. Nous avons aussi inscrit dans la loi l’objectif d’atteindre la neutralité carbone des transports terrestres d’ici 2050. Pour y parvenir, nous avons fixé une trajectoire claire, en cohérence avec les objectifs de l’Union européenne et du Plan climat : la réduction de 37,5 % des émissions de CO2 d’ici 2030, et la fin de la vente de voitures utilisant des énergies fossiles carbonées d’ici 2040.

Au-delà de la loi d’orientation des mobilités, notre commission a abordé le thème du transport routier de manière récurrente dans ses travaux, en particulier lors de l’examen du projet de loi de finances. Et, très récemment, nous avons adopté un rapport d’information sur les agrocarburants, qui a nécessairement impliqué d’évoquer, une fois encore, le sujet qui nous occupe aujourd’hui, à savoir les stratégies de motorisation et de carburants des constructeurs automobiles.

Monsieur Le Bigot, les constructeurs français sont évidemment pleinement concernés par nos travaux et nos décisions. Ils doivent aussi faire face à d’autres échéances, fixées au niveau européen – en particulier, la fixation d’un seuil moyen d’émissions à 95 grammes de CO2 par kilomètre, sous peine de pénalités financières.

Les pouvoirs publics, qu’ils soient européens ou nationaux, souhaitent donc avancer pour répondre efficacement aux enjeux climatiques.

De premières décisions ont été prises, d’autres pourront suivre – France Stratégie préconise par exemple de favoriser les petits véhicules en créant un bonus-malus indexé non seulement sur les émissions, mais aussi sur le poids des véhicules. C’est une piste que nous avions envisagée dans notre commission lors de la discussion du projet de loi de finances, mais elle n’a pas été retenue par l’Assemblée. Peut-être pourra-t-on en rediscuter, lors du prochain PLF.

Pour sa part, la Commission européenne a présenté un pacte vert qui prévoit un réexamen de la législation sur les normes d’émission de CO2 applicables aux voitures et aux véhicules utilitaires légers.

À l’évidence, ce contexte nécessite, pour les constructeurs automobiles, d’adapter leurs stratégies en matière de motorisation de leurs véhicules, ou de carburants. Monsieur Le Bigot, pourriez-vous nous dire ce qu’il en est des constructeurs français ? On constate un mouvement vers le déploiement du véhicule électrique, qui reste toutefois timide par rapport à d’autres pays. Quelles en sont selon vous les perspectives ? D’autres motorisations sont-elles aussi à envisager, qui permettraient de sortir des énergies fossiles ? Et comment les constructeurs se préparent-ils aux échéances établies au niveau européen et national ?


Equipe de Barbara Pompili

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