Notre tribune sur la transition énergétique

Notre tribune sur la transition énergétique

Retrouvez notre tribune parue ce dimanche dans le Journal du Dimanche.

Des députés En marche appellent à la fermeture d'un réacteur nucléaire par an à partir de 2022

 

TRIBUNE – Matthieu Orphelin, Barbara Pompili et Bérangère Abba, députés En marche, appellent le gouvernement à faire des énergies renouvelables la clé de voûte du système énergétique français.

Alors que le gouvernement prépare la stratégie énergétique de la France jusqu'en 2028, trois députés En Marche - Matthieu Orphelin, Barbara Pompili et Bérangère Abba –appellent à se tourner vers un système fondé sur les énergies renouvelables. "Ce changement permettra de lutter contre le dérèglement climatique et de respecter les engagements internationaux et européens de la France", affirme les trois élus de la majorité. Il se repose notamment sur le programme présidentiel d'Emmanuel Macron et ses deux exigences pour la transition écologique : "être ambitieux et accompagner citoyens, entreprises, salariés et territoires dans cette évolution".

Le gouvernement prépare la "PPE", la nouvelle stratégie énergétique de la France jusqu'en 2028. Plus qu'un simple outil de planification, elle est l'instrument clé pour faire évoluer notre offre et notre consommation énergétiques et nous mettre sur le chemin de la seule modernité qui soit : la transition écologique.L'avenir énergétique de la France réside dans un système plus sobre, plus économe, fondé principalement sur les énergies renouvelables. Ce changement permettra de lutter contre le dérèglement climatique et de respecter les engagements internationaux et européens de la France. Il permettra de renforcer les solidarités entre nos concitoyens et de créer de la valeur et des emplois dans nos territoires. Il permettra d'éviter des risques trop importants qui in fine pèseront sur les contribuables.

Le premier défi à relever, c'est celui de la sobriété et de l'efficacité énergétiques

Pendant sa campagne, le président Macron a fixé deux exigences pour la transition écologique : être ambitieux et accompagner citoyens, entreprises, salariés et territoires dans cette évolution. C'est ce que cette nouvelle stratégie doit décider pour les dix prochaines années.Le premier défi à relever dans cette Programmation pluriannuelle de l'énergie, c'est celui de la sobriété et de l'efficacité énergétiques. Le plan de rénovation des bâtiments, qui doit permettre d'économiser de l'énergie dans ce secteur et réduire la facture des ménages, comporte des mesures qui vont dans le bon sens (financement de la rénovation du tertiaire public, transformation en prime du Crédit d'impôt sur la transition énergétique), mais peut encore être complété.Le second défi, c'est d'être ambitieux sur les énergies renouvelables. Nous sommes en retard par rapport à nos voisins européens : en 2016, nous avons produit 16 % d'énergies renouvelables alors que nous devons atteindre 23 % dans deux ans, selon nos propres engagements… Pourtant, nous bénéficions de l'un des meilleurs gisements d'Europe, les renouvelables nous emmènent vers l'autonomie énergétique et coûtent de moins en moins cher quand le coût du nucléaire, lui, augmente. C'est donc aussi un choix économiquement rentable.

Atteindre le cap de 50% de nucléaire dans l'électricité entre 2030 et 2035

Il faut donc que la Programmation de l'énergie fasse des renouvelables la nouvelle clé de voûte, et non plus la variable d'ajustement, de notre politique. Elle doit permettre de fermer les moyens de production dont nous n'aurons plus besoin au fur et à mesure que les renouvelables et la gestion "intelligente" des réseaux montent en puissance.Être ambitieux et accompagner, cela signifie que la PPE doit réussir la fermeture des quatre centrales à charbon d'ici à 2022, et aussi planifier, anticiper et préparer correctement la fermeture progressive de réacteurs nucléaires, en cohérence avec la montée en puissance des renouvelables. Un rythme de fermeture d'au moins un réacteur nucléaire par an dès 2022, et de deux par an dès que possible, nous semble adapté. Cela permettra d'atteindre le cap de 50% de nucléaire dans l'électricité entre 2030 et 2035 et nous évitera de reproduire le manque de méthode du quinquennat précédent pour la fermeture de la centrale de Fessenheim et le non-respect de la date de 2025 pour arriver à 50% de nucléaire. Il est essentiel que la PPE donne de la crédibilité à cette nouvelle trajectoire énergétique et l'assurance que nous la respecterons. En mettant ainsi en œuvre la promesse électorale du Président, le gouvernement et la majorité continueront de défendre notre responsabilité collective : voir la transition écologique s'accomplir pleinement, au plus près de la vie des citoyens et avec eux."

Par Matthieu Orphelin, député (LREM) de Maine-et-Loire, Barbara Pompili, députée (LREM) de la Somme et Bérangère Abba, députée (LREM) de la Haute-Marne.

Equipe de Barbara Pompili

Commenter

Close