Réforme du collège - question à la Ministre

Réforme du collège - question à la Ministre

Face à un élitisme conservateur caricatural, Barbara Pompili est intervenue en séance publique pour soutenir les principes de la réforme du collège menée par la Ministre : liberté pédagogique, travail interdisciplinaire et en petits groupes, accompagnement personnalisé, généralisation de la deuxième langue vivante dès la 5ème et des langues anciennes, volonté de renforcer la mixité au sein des classes... Le collège est actuellement connu pour être le maillon faible de notre système scolaire qui contribue à aggraver et amplifier les inégalités. J'en ai profité pour demander des garanties sur les moyens humains et financiers alloués à cette réforme, sur la formation des équipes, sur les réflexions en cours sur la carte scolaire pour garantir une mixité à tous les niveaux de la scolarité, et sur l'extension des nouveaux dispositifs prévus pour les langues européennes dès la 6ème, notamment aux langues régionales.

Intervention de Barbara Pompili :

Madame la Ministre de l’Education nationale,

Le constat est unanime, accablant : Notre système scolaire reproduit et amplifie les inégalités. Et loin de promouvoir la réussite de tous, le collège aggrave l’échec scolaire.

Réformer le collège, dès lors, est une impérieuse nécessité. Et, plutôt que de travailler tous ensemble à s’attaquer aux racines de ce problème, un élitisme conservateur ici dans l’hémicycle et ailleurs combat de toutes ses forces la réforme annoncée, lui préférant un statut quo inacceptable.

Vous le savez, nous soutenons les grands principes de cette réforme. Donner plus d’autonomie aux établissements, accorder une plus grande liberté pédagogique aux équipes, favoriser le travail collectif et interdisciplinaire, travailler en petits groupes, prévoir un accompagnement personnalisé... Et proposer à tous – et non plus à quelques-uns - l’apprentissage des langues anciennes et une deuxième langue vivante dès la 5ème va aussi dans le bon sens. Nous espérons d’ailleurs que les nouvelles dispositions prévues pour les langues européennes dès la 6ème seront étendues, notamment aux langues régionales.

Démocratiser la réussite, c’est le but de cette réforme.

Mais, des garanties doivent encore être apportées.

Madame le Ministre, la meilleure mixité sociale escomptée au sein des établissements, à l’intérieur des classes, doit se retrouver entre les établissements. Quelles sont donc les réflexions en cours sur la carte scolaire pour garantir une mixité à tous les niveaux de la scolarité ?

De même, cette réforme ne pourra pas fonctionner sans moyens humains et financiers, surtout dans les réseaux d’éducation prioritaire.

Enfin, rien ne sera possible sans l’adhésion de l’ensemble des équipes et sans leur accompagnement. La formation initiale mais aussi et surtout continue jouant un rôle crucial, pourriez-vous préciser ce que vous prévoyez ?

Je vous remercie.

Question de Barbara Pompili et réponse de la Ministre à voir ici :

Equipe de Barbara Pompili

A lire également

1 Comments

  1. Anne Françoise
    22 mai 2015 at 16:37
    Reply

    Bravo Barbara! les bonnes questions encore une fois!

    Ceux qui comme moi soutiennent cette réforme sont cependant inquiets de sa mise en place, parce que trop souvent « échaudés » dans le passé. Un exemple: l’accompagnement personnalisé , indispensable dispositif, à priori source de solutions et d’innovations, devient inutile si on l’enferme dans un carcan de : une heure par élève par semaine. C’est l’expérience qu’on en fait dans de nombreux lycées.
    Peux tu appuyer les gens de terrain qui demandent de la souplesse dans l’utilisation de ces moyens ? pour qu’ils soient mis au service de ceux qui en ont le plus besoin et de manière créative. Merci. A bientôt
    merci

Répondre à Anne Françoise - Cancel reply

Close